Tu avais quelque chose à dire. Tu t'es tu. | Claire Lemoine

15h30. Salle de réunion.
Tu avais quelque chose à dire. Tu t'es tu.

Le soir, dans ta voiture, tu rejoues la scène. "Pourquoi j'ai rien dit ?"

S'effacer pour être
"quelqu'un de bien"
c'est disparaître.

15h30. Salle de réunion.

Sami sent ses mains coller au stylo. Il a quelque chose à dire. Il le sait.

Mais il se tait. Encore.

Le soir, dans sa voiture, il rejoue la scène. "Pourquoi j'ai rien dit ?"

Directeur, marié, père de famille

Sami est directeur d'un centre automobile. Quelqu'un de bien.

Trop bien, peut-être ?

Derrière ce masque du gentil, sa croyance était : "Être discret, c'est être quelqu'un de bien."

Mais en creusant un peu, la VRAIE croyance était autre chose.

"Prendre de la place, c'est devenir comme mon père."

Son père était autoritaire

Rigide. Le genre à dire non sans explication.

Quand Sami avait 8 ans, il voulait participer à une pièce de théâtre. Le théâtre c'était SON truc. Tu sais ces moments où tu fais quelque chose et le temps défile à toute vitesse ? C'était ça pour lui.

Son père a dit non. Sans discussion. Comme punition.

À 8 ans, Sami s'est fait une promesse.
"Je ne serai jamais comme lui."

Cette phrase l'a protégé. Et puis elle l'a enfermé.

L'effet secondaire

Pour ne pas être autoritaire, Sami s'est effacé. Pour ne pas imposer, il a cessé de prendre de la place. Pour ne pas déranger, il est devenu... invisible.

S'effacer, c'est une armure contre le rejet.

L'autre côté de la pièce

En séance, il a vu quelque chose. Ce qu'il avait combattu toute sa vie, c'était aussi ce qui l'avait construit.

L'injustice qu'il avait ressentie lui avait donné son ouverture d'esprit. La souffrance d'avoir été différent lui avait donné sa capacité à comprendre les autres. Le fait d'avoir eu ses rêves brisés lui avait donné la détermination à ne jamais briser ceux de son fils.

Quand on cesse de se sentir faible ou impuissant, les choses changent.

Aujourd'hui

Sami prend sa place en réunion. Sans culpabiliser. Sans se sentir comme son père.

Il a compris que s'effacer pour être "quelqu'un de bien", c'était disparaître.

Et toi ?

Est-ce que tu t'effaces aussi pour ne pas ressembler à quelqu'un ?

Ta discrétion, c'est un choix ou une armure ?

*L'histoire de Sami est réelle, tirée de nos séances de coaching. Le prénom et certains détails ont été modifiés pour respecter la confidentialité de mon client.*

Tu veux qu'on en parle ?

30 minutes, juste toi et moi, pour regarder ce qui se joue vraiment.

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