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Étude de cas · Accompagnement RISE

Il croyait manquer de confiance. Elle était là, verrouillée.

Clément*, la quarantaine, un métier exigeant · anxiété, insomnie, et l’impossibilité d’oser demander ou de se montrer

Ça fait 30 ans que je me trouve des excuses pour ne pas le faire.

Profil rapide

Clément* · Métier exigeant

La quarantaine · un métier reconnu, mais une vie sociale et personnelle freinées par l’anxiété et l’évitement · accompagnement individuel dont les principes nourrissent RISE.

À noter, cette étude porte sur les premières séances de l’accompagnement. Mécanisme travaillé : l’évitement par anticipation, la peur d’être exposé et jugé, et 30 ans d’excuses pour ne pas oser ce dont il avait envie.
En bref

Avant / Après

AvantAprès
Une envie d’enfanceIl rêvait de faire du théâtre depuis 30 ans, sans jamais oser commencer.Il s’est inscrit au théâtre et a enfin commencé.
Un loisir remisIl repoussait sans cesse un sport qui lui faisait envie.Il y est allé malgré les crampes : « j’y suis allé et c’est passé ».
Avec un de ses enfantsIl avait du mal à montrer son affection à ses proches.Il lui fait des câlins et lui envoie des messages comme il ne l’avait jamais fait.
Face à la peurIl vivait la confiance en tout-ou-rien, comme un bouton on/off, et n’agissait que le dos au mur.Il accueille la peur comme un carburant et ose par choix, sans attendre d’être acculé.
Le contexte

La situation avant

Ça fait 30 ans que je me trouve des excuses.

Clément exerce un métier exigeant. Compétent, reconnu dans son domaine. De l’extérieur, personne ne devinerait ce qui se joue à l’intérieur.

Mais demander une journée de télétravail à un supérieur qu’il apprécie ? Impossible. « Je vais faire ça en douce, je vais partir en douce. » Demander des congés, exprimer un besoin, dire non : une anxiété monte, puis l’évitement prend le relais. Et, dit-il, « la vie se rétrécit au fur et à mesure ».

La nuit, il se réveille à 4 h. Ça tourne. Des années d’insomnie. Le corps parle : la poitrine qui se serre, la gorge nouée, le cœur qui accélère, la voix qui n’est pas assez forte. « Je suis en apnée. »

Dans une file d’attente bondée, l’angoisse monte : être exposé, vu, observé par tout le monde. Le vrai sujet n’est pas l’attente. C’est le regard.

À la racine, une enfance où il s’est senti différent. Des moqueries répétées, enfant. Une adolescence où les choses se sont compliquées. Le message qui s’ancre, et qui tient depuis : être différent, c’est risquer d’être rejeté.

Ce que ça lui coûte : 30 ans à ne pas oser. Le théâtre dont il rêve, jamais commencé. Le sport qui lui fait envie, toujours remis. Des idées, des projets, abandonnés faute de s’être lancé. « J’aurais pu faire beaucoup mieux. »

Le mécanisme

Trois mouvements en boucle

Le réflexe qui se rejoue à chaque fois qu’il s’agit d’oser.

1 · Avant

Il anticipe.

À l’idée de demander ou de se montrer, l’anxiété monte des heures, parfois des nuits à l’avance.

2 · Au moment

Il évite.

Une excuse parfaite se fabrique. Il remet, il part en douce, il ne demande pas.

3 · Après

Il rumine.

Il rejoue, il regrette, et la croyance se renforce : « je n’aurais pas dû ». Et la vie se rétrécit encore.

Le renversement

Ce qu’il prend pour un manque de confiance n’en est pas un.
C’est une force verrouillée.

Clément obtient toujours ce qu’il demande, une augmentation, des congés, du respect. Mais seulement quand il est acculé, quand il n’a plus le choix. La force est là. Elle est juste enfermée derrière une peur ancienne : celle d’être vu différent, donc rejeté.

Et c’est là que tout se joue en séance. On ne travaille pas sa motivation ni sa volonté, il en a à revendre. On va voir cette peur, d’où elle vient, ce qu’elle protégeait, et on la débranche à la racine. Le jour où elle se desserre, Clément n’a plus besoin d’être acculé pour agir : il ose par choix.

Ce mécanisme, c’est exactement ce qu’on travaille dans l’accompagnement RISE.

Découvrir le programme
La progression

De « je me trouve des excuses » à « j’y suis allé et c’est passé »

1 · Il voit le mécanisme.
Le problème n’est pas l’incompétence, c’est la peur d’être exposé. « Moi, c’est la part qui panique qui m’intéresse, pas la part rationnelle. » En séance, on déplie cette part, pas pour la résoudre tout de suite, pour la voir.

2 · Il découvre la force déjà là.
« Quand il n’y a plus le choix, clac, et puis laissez-moi passer. » Sa force existe, intacte. Elle n’attend qu’une chose : qu’on la déverrouille sans avoir besoin du dos au mur.

3 · Il teste, et ça passe.
Ce sport, après 30 ans d’excuses. « J’y suis allé et c’est passé. Crampes dans chaque cuisse, mais j’y suis allé. » Le théâtre, enfin commencé. Et avec un de ses enfants, des câlins et des messages « comme jamais fait ».

« Si tu attends que ce soit gagné, ce ne sera jamais gagné. »

Les résultats

Ce qui a changé

J’ai appris à reconnaître, à travailler avec, et à dépasser.

Concrètement, en quelques séances

  • Il ose enfin agir. Le théâtre après 30 ans d’envie. Le sport, malgré la fatigue. « J’y suis allé et c’est passé. »
  • Il déverrouille l’affection. Avec un de ses enfants : « Je lui envoie des messages comme jamais fait. Je lui fais un câlin comme jamais fait. »
  • Il sort du tout-ou-rien. Fini le « bouton on/off ». La confiance devient un processus : reconnaître la peur, travailler avec, la dépasser vite.
  • Il change de rapport à la peur. Elle ne disparaît pas, elle devient du carburant. « Il y a moyen de faire un truc très bien avec tout ça. »
  • La bascule. Une conviction nouvelle, en moteur : « Si tu attends que ce soit gagné, ce ne sera jamais gagné. »
Verbatims

Trois phrases qui résument le basculement

Ça fait 30 ans que je me trouve des excuses.

Le point de départ

J’y suis allé et c’est passé.

Après s’être lancé

Si tu attends que ce soit gagné, ce ne sera jamais gagné.

La bascule
La leçon

Ce que ce parcours montre

Ce parcours montre une chose qu’on voit rarement chez quelqu’un d’anxieux : le problème n’est presque jamais un manque de capacité. Clément est compétent, créatif, et même courageux quand il est au pied du mur. Ce qui le bloque, ce n’est pas la confiance, c’est une peur ancienne, installée tôt, qui a fini par fabriquer 30 ans d’excuses.

Cette peur a eu une utilité. Se faire petit, ne pas déranger, ne pas se montrer différent, ça l’a protégé enfant. Le problème, c’est qu’à l’âge adulte elle continue de tourner alors qu’elle n’est plus utile. Elle empêche de demander, de se montrer, d’oser ce dont on a envie depuis des années.

Les techniques de gestion du stress, les thérapies cognitives, ça aide. Mais tant que la peur tourne à la racine, elle court-circuite tout dès qu’un enjeu apparaît. Le travail consiste à voir cette peur pour ce qu’elle est, une protection devenue inutile, et à oser sans elle. Pas en une fois. En apprenant à reconnaître, à travailler avec, et à dépasser.

Tu te reconnais dans ce réflexe ?

On en parle ensemble ?

20 minutes en visio, offert et sans engagement. On regarde ensemble si RISE est fait pour toi.

Claire Lemoine · 13 ans de pratique · +300 personnes accompagnées

* Prénom et certains détails modifiés pour préserver la confidentialité. Témoignage publié avec l’accord explicite de la personne concernée.

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