Fleur, coordinatrice copacking dans un grand groupe · promotion obtenue pendant l’accompagnement
J’avais besoin d’aide à être sans le regard des autres.
Fleur · Coordinatrice copacking
Grand groupe · oser être soi au travail, sortir du retrait · accompagnement individuel RISE (29 février au 4 juillet 2024, ~4 mois).
Fleur travaillait sérieusement depuis des années, mais restait en retrait au travail. À chaque demande de promotion, la réponse était non.
Repérer ce qui se jouait derrière la peur du regard et cette dualité, « vivante chez moi, éteinte au bureau ».
Pendant l’accompagnement, elle obtient la promotion qu’on lui refusait depuis plusieurs demandes. Son entourage remarque son changement de posture avant même qu’elle ne le voie elle-même.
J’avais besoin d’aide à être sans le regard des autres.
Fleur travaille en grand groupe comme coordinatrice copacking. Elle aime son métier. Elle est impliquée. Elle bosse correctement, c’est ce qu’elle a toujours pensé d’elle-même.
Mais il y a un point qui revient à chaque fois : quand elle demande une promotion, on lui répond non.
À la maison, c’est une autre Fleur. Sociable, vivante, présente. Au travail, ce n’est plus elle. Quelque chose se rétrécit dès qu’elle franchit la porte. Une voix tourne en permanence : est-ce que je suis à la hauteur ? Est-ce que je vais déranger ? Qu’est-ce qu’on pense de moi ?
Elle se compare. Elle se dévalorise. Elle évite. Et quand un conflit éclate avec une collègue, le sol se dérobe : « qu’est-ce que je fais ici ? Pourquoi je suis là ? Une personne ne peut pas influencer ma vie autant que ça. »
Ce que ça lui coûte : trois refus de promotion alors qu’elle bosse bien. Une dualité épuisante entre la maison et le bureau. Et l’impression de payer pour quelque chose qu’elle n’a pas fait, ce harcèlement scolaire ancien qui a installé, à un moment, cette peur du regard qui ne l’a jamais quittée.
Elle a hésité à s’engager. « Le peu de séances proposées me faisait douter. Est-ce qu’on peut vraiment s’attendre à un changement en si peu de temps ? »
Le réflexe qui se rejoue dès qu’elle franchit la porte du bureau.
Le port d’épaule change. La voix se rétracte. La pétillance reste à la maison.
La question devient « qu’est-ce que je fais ici ? », pas « qu’est-ce qu’on règle ? ».
Elle montre ce qu’elle ose montrer. Et c’est très en-dessous de ce qu’elle est.
Ce n’est pas son travail qui pose problème.
C’est la place qu’elle prend.
Elle bosse bien, depuis toujours. Ce qui se voit, ce n’est pas seulement le travail fourni. C’est aussi la manière d’entrer dans une pièce, d’occuper son rôle, de se laisser voir au lieu de se réduire.
Tant qu’elle pense que le problème c’est « je ne suis pas à la hauteur », elle essaie de prouver. Elle bosse plus. Elle se justifie plus. Et rien ne bouge.
Tu m’as montré que j’avais ces capacités en moi.
Pas un programme de « confiance en soi ». Des choses très concrètes.
Le travail sur les traumas anciens, le harcèlement scolaire qui avait installé la peur du regard. Pas une analyse intellectuelle (Fleur en avait déjà fait). Une revisite des souvenirs avec un changement de point de vue, pour que son corps ne réagisse plus au regard des autres comme s’il était encore dangereux.
La dualité perso/pro nommée et regardée en face. Pourquoi cette Fleur pétillante reste à la maison ? Qu’est-ce qu’elle protège en s’éteignant au travail ? Et qu’est-ce qui se passe si elle accepte d’être la même partout ?
La scène du conflit avec la collègue, dépliée. Pas « comment gérer une collègue toxique ». Plutôt « qu’est-ce que ce conflit vient déclencher chez toi qui n’a rien à voir avec elle ? ».
Le travail porte sur cette différence-là : pas comment mieux travailler (elle travaille déjà bien), mais comment se laisser être là, entière, dans le bureau aussi. Pas comment convaincre la hiérarchie (elle a essayé pendant des années), mais comment arrêter d’avoir à convaincre.
J’ai commencé fin février. Au moment où on l’a finie, j’ai eu une promotion.
Concrètement, sur environ 4 mois d’accompagnement
Au moment où on l’a finie, j’ai eu une promotion.
Sur le résultat pro
Tu as changé quelque chose, tu es pétillante, tu es radieuse.
Sa collègue, sans crier gare
J’ai les clés pour revenir bien et sereine en moi.
L’autonomie retrouvée
Ce parcours montre quelque chose qu’on n’aime pas regarder en face quand on bosse beaucoup : dans certains contextes pros, le travail ne suffit pas. Le travail compte. Mais dans certaines évolutions professionnelles, la manière d’occuper sa place compte aussi : présence, clarté, posture, capacité à ne pas se faire petite.
Et personne, dans la hiérarchie, ne le dit clairement, parce que ce n’est pas formulable en entretien d’évaluation. Ça se voit, ça se ressent, ça oriente les décisions de promotion, mais ça ne s’écrit pas dans une grille.
Son travail n’a pas soudainement changé. Mais sa manière d’être présente dans son rôle, oui. Et c’est dans cette période-là que la promotion qu’on lui refusait depuis plusieurs demandes s’est enfin débloquée.
On en parle ensemble ?
Tu bosses bien, mais on ne te donne pas la place que tu mérites.
Tu te demandes ce que tu fais de travers, mais tu sais bien que tu fais correctement.
Tu sens que quelque chose se rétrécit en toi dès que tu franchis la porte du bureau.
En Session Diagnostic, on regarde ensemble si RISE est adapté à ta situation.
Témoignage publié avec l’accord explicite de Fleur.