Soilhati, juriste · ambition d’évolution professionnelle · 5 séances sur ~3 mois
Je n’osais pas dire ce que je pense, je gardais pour moi.
Soilhati · Juriste
Ambition d’évolution professionnelle · cesser de s’effondrer face à une remarque, oser donner son avis · accompagnement individuel RISE (5 séances sur ~3 mois).
Soilhati ne donnait pas son avis en réunion. Une remarque négative au travail l’avait fait s’effondrer. Pour éviter d’être critiquée, elle gardait beaucoup pour elle et restait souvent seule à son bureau.
Transformer son rapport à la critique, ne plus vivre une remarque comme un verdict sur sa valeur.
Elle ose donner son avis, demande à participer aux réunions où elle peut peser sur les décisions, passe des entretiens pour un poste de responsable, et recommence à aller vers ses collègues.
Je n’osais pas dire ce que je pense, je gardais pour moi.
Soilhati est juriste. Elle a la trentaine, une formation solide, une ambition claire : évoluer dans sa carrière. Sur le papier, tout va.
Mais à l’intérieur, il y a cette voix qui ne lâche jamais : « si je dis quelque chose, je vais déranger. Je ne suis pas intéressante. Je vais dire un truc qui ne va pas plaire. »
Alors elle se tait. En réunion. En conversation avec les collègues. Avec ses proches.
Et puis, un jour au travail, une critique. Quelqu’un lui fait une remarque négative. Pas une attaque, une remarque. Mais la remarque la fait s’effondrer. Elle pleure, se ferme, et n’arrive plus à répondre ni à défendre son point de vue. Quelques minutes plus tard, elle est ramenée à elle. Mais quelque chose s’est confirmé : « si on me critique, je m’écroule. Donc mieux vaut ne rien dire pour ne pas être critiquée. »
Ce que ça lui coûte : un quotidien professionnel rétréci. Elle déjeune seule à son bureau. Elle ne propose rien. Elle ne demande pas à participer aux réunions. Elle a des choses à dire, mais elle les garde, et ça finit par peser sur la poitrine, par bloquer la respiration, par serrer la mâchoire.
Elle vient parce qu’elle a compris que le silence ne la protégeait plus. Il la rétrécissait.
Le réflexe qui se rejoue à chaque échange, à chaque remarque.
La voix dit « tu vas déranger, tu vas dire un truc qui ne plaît pas ». Elle se tait.
Pas de recul. La remarque devient verdict. Le corps s’effondre.
« J’aurais dû dire ça », « pourquoi j’ai pas répondu », la rumination remplace la parole qui n’est pas sortie.
Le problème n’est pas la critique.
C’est ce que la critique vient confirmer en elle.
La voix qui dit « tu n’es pas à la hauteur ». La critique réveille cette voix, alors elle est vécue comme un verdict définitif, pas comme un feedback à traiter.
Tant que la voix intérieure tourne, n’importe quelle remarque devient une attaque. Et tant que c’est vécu comme une attaque, on apprend à se cacher pour survivre.
Ça a vraiment été un déclic pour moi. Ça m’a permis de me libérer de pouvoir m’exprimer.
La scène de la remarque qui l’avait fait s’effondrer, dépliée, regardée de l’intérieur. Pas pour la résoudre intellectuellement. Pour distinguer ce qui appartenait à la remarque, et ce qui appartenait à la voix qu’elle avait à l’intérieur.
La reconstruction de la confiance via des moments où elle avait déjà tenu bon. Le master qu’elle a obtenu en s’accrochant. Un voyage où elle s’est perdue et a retrouvé son chemin. Un meuble monté seule. Pas des exploits, des preuves que la capacité d’affronter, elle l’a déjà.
L’exercice de la « pilule bleue / pilule rouge » : préférer une vie où on peut être critiqué, et grandir, plutôt qu’une vie protégée où personne ne te dit jamais rien. Soilhati choisit la pilule rouge.
Le travail n’a pas consisté à lui apprendre à éviter la critique. Dans un cadre professionnel, ce serait impossible, et même pas souhaitable.
Le vrai travail a été de distinguer une remarque d’un verdict. Une remarque peut être maladroite, utile, injuste ou simplement partielle. Mais elle ne dit pas « tu ne vaux rien ».
À partir de là, Soilhati a pu choisir autre chose : ne plus se protéger en disparaissant, mais accepter d’être visible, donc parfois critiquable.
Je m’étonne moi-même à me mettre en avant à m’exprimer.
Concrètement, sur 5 séances
Peu importe les critiques. Les échecs. J’avance.
La phrase signature
Je m’étonne moi-même à me mettre en avant à m’exprimer.
Sur ses réunions
Maintenant c’est plus fluide. Je vais essayer, je vais dire quelque chose.
La nouvelle posture
Ce parcours montre quelque chose qu’on ne nomme pas souvent : beaucoup de gens ne se taisent pas par timidité. Ils se taisent parce qu’ils ont peur de la réaction qui va venir si jamais ils osent dire. Une critique. Une remarque. Un sourcil qui se lève. Quelque chose qui va confirmer, à l’intérieur, ce qu’ils craignent déjà depuis longtemps.
Les formations à la prise de parole, les techniques d’assertivité, les méthodes « confiance en soi » peuvent aider. Mais dans son cas, le problème n’était pas de savoir quoi dire. C’était ce qui s’activait en elle au moment où on lui répondait quelque chose qu’elle n’avait pas anticipé.
Une fois ce mécanisme repéré et travaillé, une remarque ne veut plus dire « je ne suis pas à la hauteur ». Elle redevient une information à trier : utile parfois, maladroite parfois, mais plus une raison de se taire.
On en parle ensemble ?
Tu as des choses à dire, mais tu les gardes, au cas où on te ferait une remarque.
Une critique au travail te bouleverse pendant des heures, parfois des jours.
Tu préfères ne pas donner ton avis plutôt que de risquer qu’on ne soit pas d’accord.
En Session Diagnostic, on regarde ensemble si RISE est adapté à ta situation.
Témoignage publié avec l’accord explicite de Soilhati.